| Concert « America » - Bruxelles - 30-10-2009 |
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La musique des États-Unis n'a pas un long passé mais elle est riche de styles variés qui se sont diffusés dans le monde entier. Les vagues d'immigration successives qui ont formé les États-Unis ont importé avec elles des styles de musiques propres à leurs pays d'origines. Ces styles et ces pratiques musicales, contraintes par des conditions matérielles ou sociales particulières, se sont adaptés à des instruments nouveaux. Ce phénomène a donné naissance à différents styles de musique au XIXe siècle et surtout au XXe siècle. El Salón México | Aaron COPLAND
De retour aux États-Unis en 1924, Copland donne les créations de ses premières oeuvres : Une de ses pièces les plus célèbres est Appalachian Spring, composée pour un ballet en 1943. La version originale écrite pour un orchestre de chambre composé de 9 cordes, une clarinette, un basson et une flûte, fut plus tard réécrite pour orchestre symphonique. Au début des années 1970, Copland sera victime de la maladie d'Elsheimer et s'arrêtera alors de composer. Étrangement, il poursuivra toutefois sa carrière de chef d'orchestre jusqu'en 1983. L'une des critiques qui ont pu être formulées à son égard est d'avoir favorisé une sorte de "Homintern" des compositeurs homosexuels. Il était entre autres l’ami de Leonard Bernstein. El Salón México est une composition symphonique en un mouvement de Aaron Copland, qui y utilise de façon extensive de la musique populaire mexicaine. L’oeuvre est une représentation musicale d’une salle de dance éponyme à Mexico et porte même le soustitre de « Une salle de dance populaire typique de Mexico City ». Copland commença à écrire l’oeuvre en 1932 et la compléta en 1936. L’Orchestre Symphonique de Mexico la créa sous la direction de Carlos Chávez en 1937 ; la première exécution aux Etats-Unis eut lieu en 1938. Quoique Copland visita Mexico au début des années ’30, il ne basa pas ce poème musical sur des chansons qu’il entendit là, mais plutôt sur des partitions écrites qu’il avait obtenues pour au moins quatre chants populaires mexicains: « El Palo Verde », « La Jesusita », « El Mosco » et « El Malacate ». Le refrain puissant qui apparaît trois fois dans le morceau provient de « El Palo Verde ». Des critiques ont commenté différemment l’oeuvre comme contenant deux, trois ou quatre parties, mais beaucoup d’auditeurs estiment que cela passe insensiblement d’un thème à un autre sans frontière interne claire.
Concerto in FA | George GERSHWIN
Installée à Manhattan, la mère achète un piano pour faire donner des leçons à Ira mais c'est finalement George qui manifeste un intérêt particulièrement développé pour la musique. En 1918, George et Ira écrivent leur première chanson en collaboration, "The Real American Folk Song". La même année, cinq autres chansons de Gershwin sont entendues dans la revue Half Past Eight jouée à Syracuse (état de New York) et quelques mois plus tard (mai 1919), c'est La La Lucille qui marque les débuts de George Gershwin à New York. C'est également en 1919 que George écrit son premier grand succès populaire, "Swanee". Suite à ce succès, George est appelé à composer la musique de cinq éditions des revues annuelles George White's Scandals, celle de 1922 contenant le célèbre "I'll Build a Stairway To Paradise"; elle contient aussi une séquence "jazz opéra" d'une vingtaine de minutes, "Blue Monday", qui sera coupée après le soir de la première mais qui attire l'attention du chef d'orchestre Paul Whiteman; ce dernier incite Gershwin à écrire une pièce de structure classique mais de style jazz : ce sera la célèbre Rhapsody in Blue créée en février 1924 au Aeolian Hall sous la direction de Whiteman et avec George Gershwin lui-même au piano. Après le succès de la Rhapsody in Blue, Gershwin a encore écrit quelques très grandes pages de musique classique : le Concerto in F (1925), la suite An American in Paris (1928) et la Second Rhapsody (1930). Enfin, en 1935, l'opéra Porgy and Bess est créé à Boston (état de Massachussets). C'est en travaillant sur les chansons du film The Goldwyn Follies que le compositeur commence à souffrir de la tumeur au cerveau qui devait l'emporter. George Gershwin décède le 11 juillet 1937, à Beverly Hills. Le Concerto en fa est une composition pour piano solo et orchestre, plus proche de la forme traditionnelle du concerto que l'oeuvre précédente, Rhapsody in Blue. Il a été composé en 1925 à la suite d'une demande du chef d'orchestre Walter Damrosch.
Manhattan voor piano en orchestre | François GLORIEUX
Glorieux pratique tous les styles musicaux. Certains événements de sa vie très active réclament une attention particulière: des tournées triomphantes avec le regretté André Cluytens en Allemagne et en Autriche et une collaboration avec de nombreux ballets et orchestres François Glorieux fut le fondateur de quatre ensembles particuliers : « Instrumentarium », « Panoramic Trio », « Brass and Percussion Orchestra » et le « Revivat Scaldis Chamber Orchestra ». François Glorieux fut particulièrement actif comme compositeur : il écrivit plus de 300 oeuvres dans tous les domaines de la musique. - Une de ses compositions principales est « Manhattan » pour piano et grand orchestre. Sa discographie est remarquable : plus de 40 CD et Lp. La partition de Manhattan est prévue pour piano et grand orchestre, comprenant une sirène et une guitare électrique; elle essaie de capter la sauvagerie effrontée de la Cité de New York, commençant par le remue-ménage chaotique du mouvement d’ouverture, appelé Premières Impressions. Ça semble partir dans toutes les directions et il y a des moments de grande surprise cachés dans tout ce chari-vari, y compris une partie troublée et tranquille pour piano qui rappelle parfois Prokofiev, les Suites de Jazz de Shostakovich et d’autres. Un saxophone félin glisse sur les cordes avant qu’un orchestre puissant n’aborde le deuxième thème. Celui-ci, appelé Broadway, fait office de scherzo et n’abandonne pas l’auditeur dans Times Square. De là on part à Chinatown, à travers des piétonniers Juifs, et par différentes autres lieux de la ville, comme les discothèques. Le grand succès de l’oeuvre est le troisième mouvement, By day in Central Park (De jour à Central Park), qui est un mouvement de jazz tout à fait agréable avec un gentil thème traité en variations. Alors que le mouvement Broadway provoqua quelques tressaillements avec ses traitements ethniques stéréotypiques, Central Park se révèle comme représentation dépravée et habile d’une gentille promenade par les avenues sinueuses. Tout à fait agréable. Le mouvement final, appelé Adventures in Mistery, Passion, Love and Fight (Aventures dans le Mystère, la Passion, l’Amour et le Combat) débute par une brume et une tension tourbillonnantes très cinéma noir. La guitare électrique et le piano conduisent l’orchestre vers le thème principal, qui ressemble parfois davantage à une musique de chasse pour un film Western Jazz. La partie « amour » du mouvement est introduite par un revirement engageant. La scène du combat, avec sa sirène, retombe dans le grand drame, mais le piano sauve le tout avant que les choses ne s’échappent trop longtemps. West Side Story (symfonische dansen) | Leonard BERNSTEIN
Bernstein fait ses études à l'université de Harvard jusqu'en 1939, puis rencontre les chefs d'orchestre Fritz Reiner, Dimitri Mitropoulos, puis Serge Koussevitzky dont il devient l'assistant en 1940 à Tanglewood. Il est nommé chef assistant de l'Orchestre philharmonique de New York dès 1943 avant de revenir à Tanglewood afin de diriger et d'enseigner à partir de 1951. De 1958 à 1973, il présente les Young People's Concerts à la télévision, émissions au cours desquelles il démontre toutes ses qualités de pédagogue auprès des enfants qui découvrent la musique classique de manière ludique. Il est nommé directeur musical de l'Orchestre philharmonique de New York de 1958 à 1969 et acquiert une réputation internationale d'une part comme chef d'orchestre et d'autre part comme compositeur notamment avec la comédie musicale West Side Story (1957). Chef d'orchestre réputé pour son énergie fulgurante tant aux répétitions qu'aux concerts, il a dirigé les plus grandes formations de ce monde : outre le Philharmonique de New York, il a dirigé également très fréquemment l'Orchestre philharmonique d'Israël, l'Orchestre philharmonique de Vienne, l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, l'Orchestre symphonique de Londres, l'Orchestre symphonique de la radio bavaroise, l'Orchestre national de France et l'Orchestre philharmonique de Berlin. Il était à l'aise dans tous les répertoires, avec une préférence nette pour Gustav Mahler (il disait « Mahler, c'est moi ! »). Compositeur prolifique, il est l'auteur de trois symphonies, deux opéras, parmi un très grand nombre d'autres oeuvres. Mais ce qui caractérise principalement Bernstein, c'est son aisance à passer d'un style à l'autre : du jazz (West Side Story, Wonderful Town), au blues-gospel (Mass), en passant par certaines pointes de dodécaphonisme (dans ses premières oeuvres, cependant reniées par la suite). Par ailleurs, ses oeuvres symphoniques sont formées à partir de réflexions spirituelles, sur la religion entre autres. C'est avec West Side Story, une comédie musicale que Léonard Bernstein a connu son premier grand succès. Il avait 31 ans. Devenu célèbre, tant comme chef d'orchestre que compositeur de grande originalité, il abordera par la suite tous les styles, de la chorale religieuse au jazz en passant par le pop et l'opéra italien. Tous les thèmes aussi, l'espoir, la paix, la foi et l'humanité... West Side Story est inspirée du Roméo et Juliette de Shakespeare. Ça se passe dans le West Side à New York dans les années 1950. Deux bandes s'affrontent : les Jets, Américains blancs et les Sharks, immigrés portoricains. Rivalité de clans qu'envenimera la rencontre amoureuse au cours d'un bal de Maria, portoricaine, et de l'ancien chef des Jets. En neufs mouvements, cette suite symphonique descriptive, d'une rare empreinte novatrice dans le paysage musical et culturel, raconte tout de la rivalité, des bagarres, des rêves de paix, de l'amour impossible et de la réalité tragique de ce drame. Meral Güneyman | piano
Meral est citoyenne Américaine d’origine Turque et détient le titre d’ «Artiste d’Etat », représentant le Ministère de la Culture de la République Turque à travers le monde. Ses appariations l’ont amenée aux Festivals Cervantes et Monterrey à Mexico; à l’International Istanbul Festival, à l’American Music Festival à la National Gallery à Washington; au Festival Frederick Chopin; au Presidential Symphony en Turquie; au Sarajevo Philharmonic; au Ljubliana Festival en Slovénie; également en Allemagne, au Canada, en France, en Autriche, en Serbie, (y compris un concert pour la famille royale Serbe), en Croatie, en Bosnie, en Belgique, en Italie, en Grande Bretagne et au Japon, ainsi que dans de nombreuses grandes villes aux Etats-Unis. Dans son rôle académique et pédagogique elle est apparue et a produit des concerts à Harvard University, M.I.T., Purchase and Georgetown University, New York University, Bosphorus University (Istanbul) et beaucoup d’autres institutions. A deux reprises elle fut lauréate du Laura Conover Pedagogy Award. Meral s’est consacrée à la promotion de la musique contemporaine. Elle a créé des oeuvres de compositeurs aussi divers que Dick Hyman, Ilhan Mimaroglu et Justin Dello Joio. Sa capacité à passer instantanément et de façon convaincante du classique au jazz est une rareté. Ses enregistrements, indépendamment du genre, ont été reçus avec des éloges universels. Son enregistrements de la sonate de Frank Bridge fut annoncée par le Fanfare Magazine comme faisant partie des cinq meilleurs de l’année. Elle figure au « Who’s Who of American Women » et fut choisie par David Dubal dans « The Art of the Piano » pour son enregistrement de la ‘Bridge Sonata’. Avec ses capacités d’exécutante et d’enseignante, Meral a oeuvré, à travers toute sa vie, pour récolter des fonds pour beaucoup d’organisations caritatives, parmi lesquelles : Save the Children Fund, la Muscular Dystrophy Association, UNA-NY, UNA-USA HERO (Help Educate at Risk Orphans) campaign, combating HIV/AIDS pandemics, et Americans for Cures, et d’autres.
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